3 points, et c’est déjà bien !

Les chroniques hebdo, qui vont désormais vous permettre de suivre les prestations des Pitchouns chaque week-end (enfin presque, si l’on omet les trêves internationales qui nous empêchent de vibrer devant Delort & Co), ne pouvaient mieux commencer… au niveau comptable tout du moins !

En effet, si comme moi, vous commenciez à avoir des doutes sur la capacité des Violets à proposer un jeu séduisant, ce match contre des Amiénois courageux ne contient que peu d’arguments pour vous rassurer.

  • Un but de Delort : on attendait que ça !

Pourtant, les Toulousains démarrent fort, un bon mouvement entre Jean, Somalia et Toivonen lance les hostilités. Les premières minutes sont encourageantes, à défaut des Indians qui manifestent quelques minutes pour rendre hommage à leurs homologues lillois, victimes de l’effondrement d’une barrière en tribune le week-end dernier, au Stade de la Licorne justement. Le téfécé continue ensuite de maîtriser son match, enchaînant les passes, mais sans pour autant inquiéter le portier amiénois. Malgré tout, il ne faudra que 18 minutes aux Toulousains pour cadrer leur première frappe de la partie. Satisfaisant quand on sait que les Toulousains n’ont cadré qu’à 3 reprises lors de leur 2 dernières rencontres à Marseille et à Guimgamp. À vrai dire, la première demi-heure est assez terne côté toulousain, et les enchaînements de passes restent stériles. Au contraire, ce sont les Amiénois qui tentent le plus leur chance, en témoigne une frappe de Kakuta, le meneur de jeu des blancs et gris, qui après s’être promené dans la défense toulousaine, vient chauffer les gants de Lafont, impérial. Les supporters s’impatientent … Delort surgit ! Enfin le Stadium peut exulter, célébrant par la même occasion le premier but de l’avant-centre dans la ville rose cette saison. Au départ de l’action, le très remuant Somalia, qui par son engagement, permet à Blin de centrer (à l’aveugle) vers Delort, qui se jette pour propulser le ballon au fond des filets d’un Régis Gurtner abattu. Et alors le match s’emballe (“pas tant que ça” me diraient des supporters du Barça ou encore de Manchester City !). On assiste à un magnifique coup-franc d’Imbula sauvé par Gurtner, suivi d’une tête plongeante de Blin qui frôle le montant. Que d’occasions pour un tef’ moribond depuis quelques matchs ! La mi-temps est sifflée, permettant aux 2 équipes de souffler.

  • Maîtriser, c’est gagner !

La deuxième mi-temps reprend sur les mêmes bases que celles de la première. Amiens n’inquiète pas l’équipe bien organisée de Pascal Dupraz, qui elle ne met pas suffisamment de vitesse pour prendre à défaut les défenseurs amiénois. Le cœur du jeu toulousain prend petit-à-petit le dessus sur le milieu picard, fatigué de courir après le ballon, et se rapproche du but d’Amiens, sans toutefois se procurer d’occasion franche. La sortie de Jean, touché à la cheville, est finalement la seule inquiétude qu’auront ressenti les supporters toulousains durant cette seconde mi-temps. Celle-ci étant conclue par l’expulsion du défenseur central amiénois Gouano, suite à un tirage de maillot sur un Yaya Sanogo, dont les 15 minutes de jeu (après la sortie du buteur du soir) m’auront conforté dans l’idée que l’ancien Gunners peut encore peser sur les défenses adverses.

  • En bref

De cette soirée, on retient finalement qu’Imbula commence à retrouver sa qualité de transmission et l’abattage intensif qu’il effectuait à l’OM. De même, le but de Delort vient récompenser sa combativité sur le front de l’attaque. Celle-ci est d’ailleurs chaleureusement saluée par le Stadium lors de sa sortie, et permet (je l’espère du moins !) par la même occasion de relancer une équipe toulousaine qui n’avait pas remporté le moindre match depuis plus d’un mois et demi ! Reste maintenant à voir si celle-ci saura poursuivre sur sa lancée, en produisant un peu plus de jeu si possible, pour combler au mieux ses supporters.

Yoann Grégoire, le 15 octobre 2017

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