Dupraz, pensif après un nouveau revers du TFC, qui fait basculer le Tef aux portes de la zone rouge

 

Il y a des soirs où rien ne va, et hier, ça a (encore) été le cas. Si les toulousains ont d’abord paru être en jambes, la moutarde leur est vite montée au nez, et il n’a pas fallu plus d’une demi-heure aux locaux pour en profiter. Le Tef a déçu, tant par ses errements défensifs que par son manque de maîtrise, et les maigres efforts effectués dans les dernières minutes, pour sauver l’honneur comme on dit, n’auront pas réussi à effacer les doutes, qui se confirment semaine après semaine… Il faut maintenant regarder derrière pour Toulouse, qui dégringole à la 14ème place, mais surtout à 2 points de la zone de relégation. Ce match aurait pu servir de tremplin, mais les Pitchouns ont glissé. Et j’ai bien peur que samedi soir, la pente ait encore semblé s’allonger.

 

Un mauvais pressentiment, qui se confirme avant la mi-temps

4 minutes de jeu à Dijon : je viens à peine d’allumer mon poste que Mr Jochem désigne le point de penalty en faveur des toulousains, à la bonne heure !  On revoit les images, le penalty est (extrêmement) généreux. Mais nous n’allons pas nous en plaindre. De toute façon, Gradel bute sur Reynet, bien parti sur sa droite. Supporter toulousain, je ne peux alors m’empêcher de me rappeler le manque d’efficacité offensive de ces dernières semaines. 2 minutes plus tard, un défenseur dijonnais percute violemment Cahuzac, le carton rouge qui semble inévitable reste dans la poche de l’arbitre. Un tournant peut-être, quoique … En tout cas, on ne s’ennuie pas à Gaston-Gérard, même si plus aucune occasion franche ne survient jusqu’à la demi-heure de jeu. Les lacunes techniques toulousaines sont criantes (60 % de passes réussies) et Dijon en profite pour mettre à l’épreuve Lafont, qui maintient d’une belle parade les espoirs toulousains (37e). Seulement, cette parade n’a pas le don de réveiller les Pitchouns, et suite à un corner joué à deux, le meneur de jeu dijonnais Kwon transperce la défense toulousaine, puis ajuste Lafont qui ne peut dévier suffisamment la balle (42e). Le Tef ne se fait pas violence, et l’arbitre renvoie les 2 équipes au vestiaire. Une mi-temps au goût amer, dans laquelle Toulouse, dominée, n’aura pas converti sa seule opportunité.

La douche froide d’entrée, comme quoi rien n’a fonctionné

Le match reprend, mais Toulouse ne prend pas les devants. La rencontre est hachée, Sanogo et Tovoinen, associés en pointe, ne font pas la différence. La tâche s’annonce bien compliquée pour les Pitchouns. D’autant plus lorsque Xeka, esseulé au niveau du point de penalty, reprend un délice de centre et vient éteindre les espoirs toulousains (57e). Rien ne va pour le Tef, et Dupraz l’a bien compris. Il lance en même temps Boisgard, Bodiger et Delort pour renverser un match qui paraît malheureusement acquis aux dijonnais. Le but de Saïd juste après l’heure de jeu n’est ainsi qu’un coup de poignard dans un corps déjà mort. Le Tef coule, prenant l’eau de toutes parts et il s’en faut de peu pour que les dijonnais ne viennent ajouter un 4ème but à leur compteur. C’est finalement le combatif Delort qui donne un sursaut d’orgueil à des toulousains abattus, en reprenant un bon centre de Jean sur le côté droit (71e). Les assauts répétés qu’on pourrait attendre d’une équipe menée ne sont que timides, et si l’intensité ne retombe pas (avec notamment les sortis sur blessure de 2 dijonnais), le talent offensif toulousain reste inexprimée. C’est même le latéral gauche d’un soir, Kelvin Amian, qui vient mettre une dernière fois à contribution Reynet, d’une reprise un peu molle (81e). Aucune occasion n’est dès lors à se mettre sous la dent, même si l’envie louable de mieux faire a refait surface dans les dernières minutes, avant que Mr Jochem ne mette un terme à cette rencontre bien terne pour le Tef.

En bref

Toulouse a pris le mauvais wagon ce samedi, alors que l’occasion était idéale en Bourgogne. Le coche manqué d’entrée par Gradel, les toulousains n’auront jamais réussi à reprendre pied, dans une rencontre où leurs lacunes furent criantes. Un match qui sonne creux tant le Tef n’a su faire le jeu, et a attendu d’être mené de 3 buts pour initier un semblant de révolte. Une révolte, dis-je ? Je dirais plutôt une “réaction attendue” pour un club tant mis à mal par le DFCO. Les choix de Dupraz de faire entrer Delort, Boisgard et Bodiger sont au final les seuls mérites qu’on peut lui attribuer, tant il n’aura su faire jouer au ballon ses joueurs durant plus d’une heure. Delort a montré qu’il en avait encore sous le pied, alors que ses compères d’attaques, Sanogo et Toivonen, n’ont strictement rien montré ce soir, si ce n’est leur incapacité à peser sur la défense dijonnaise. De même, n’oublions pas que le penalty manqué par Gradel, dès les premières minutes, aurait pu modifier le scénario catastrophique de ce match.

 

Yoann Grégoire, le 26 novembre 2017

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