Quelle déception ! Et ça n’est malheureusement pas la première fois cette saison. Les hommes de Dupraz ont encore inquiété ce soir. Cette fois-ci face à la lanterne rouge de notre championnat de France, et ça, c’est sans doute problématique. Comment alors ne pas questionner les choix, la tactique mise en place, voire les qualités d’entraineur d’un homme, qui a pourtant, il y a deux ans de cela, redressé une équipe toulousaine en perdition ? Les désillusions s’accumulent pour les supporters toulousains, et nombreux sont ceux qui doutent aujourd’hui du messie d’hier. Si l’on a pu assimiler les contre-performances des Pitchouns à un manque de réussite, ou même à un manque d’implication ponctuel des joueurs, le diagnostic semble reposer sur un manque de qualité tactique et technique de nos Toulousains.

Dès le début, on est déçu…

On pensait les Toulousains capables d’entrée de mettre la main sur ce match… il n’en fut rien. Pourtant, le début de rencontre est plutôt animé. Les deux équipes se livrent, et le ballon reste au plaisir de tous en mouvement. Cependant, les Messins sont entreprenants, et font plus que résister aux Toulousains, dans un match qui semblait largement abordable pour les Haut-garonnais. Les occasions successives de Somalia côté toulousain, puis de Cafu pour les Messins, illustrent des débuts prometteurs d’un match à but…  Mais l’engagement messin devient trop intensif. Niakhaté voit jaune après avoir fauché Jean (19e), alors que son coéquipier Diagne, n’est lui pas épargné par Mr Ben El Hadj, exclu pour son excès d’engagement sur Delort (23e). A 11 contre 10, et contre le dernier de la classe, les conditions sont optimales pour le Tef. Pourtant, les violets ont du mal à faire évoluer le score en leur faveur. S’ils parviennent à mettre la main sur le ballon, leur supériorité numérique freine les Toulousains dans leur conquête du but messin. Les grenats, regroupés devant leur surface, obligent les Toulousains à passer sur le côté. Les nombreux centres ne sont pas fructueux, et les inspirations se font rares. Gradel, seul moteur d’une équipe à l’arrêt, puis Delort, rarement servi dans de bonnes conditions, s’essayent à des frappes compliquées. C’est finalement Jullien qui, sur corner, obtient la plus grosse occasion de cette première mi-temps, obligeant Didillon à la parade réflexe. A la mi-temps, les supporters toulousains s’impatientent, certainement frustrés de voir tant d’imprécisions de la part leurs joueurs.

A dire qu’on ne s’en est pas si mal sorti …

Dès le retour des vestiaires, les Toulousains donnent le ton de ce à quoi l’on va assister, une attaque-défense ronronnante. Les Pitchouns s’installent en effet directement dans le camp messin, mais la lenteur des transmissions et le peu de risques pris dans celles-ci n’augurent rien de bien entraînant pour un stadium relativement rempli. Toulouse procède par des corners, alors que Metz attaque en contre. Heureusement, si l’attaque toulousaine est à la peine, la charnière tient bon. Jullien intervient d’ailleurs opportunément pour tacler Nguette, qui allait se présenter seul devant Lafont (56e).  Les Toulousains ont du mal à réagir. Les imprécisions se multiplient devant le but. Delort manque tout d’abord le cadre de la tête, trouvé seul au second poteau par un bon centre de Michelin (62e), qui profite lui du repositionnement d’Amian au poste de latéral gauche. Sanogo manque lui de réussite, puisque quelques secondes après être entré en jeu, il voit sa bicyclette repoussée par la barre de Didillon (68e). Le match s’intensifie mais les Toulousains manquent cruellement de talent pour casser les lignes dans la défense messine, alors que les Messins se font souvent dangereux par des contres bien menés. Toivonen échoue ensuite à deux reprises face au but, ratant le cadre après avoir éliminé de belle manière Bisevac (77e), puis butant sur le crâne de Didillon, trouvé au point de penalty suite au bon débordement d’Amian (79e). La baraka poursuit le portier messin lorsque Sanogo manque sa tête au six-mètres (81e), et va presque affecter ses coéquipiers lorsque Nguette, parti en contre, voit sa frappe limpide repoussée d’une belle claquette par Lafont (82e). Les Toulousains ne sont pas à l’abri des assauts messins, et Lafont doit encore s’employer pour repousser successivement les tentatives de Roux et de Nguette (84e). La tête à bout portant de Roux, à nouveau repoussée par Lafont (86e), signe un peu plus le manque de maîtrise toulousain, incapable de marquer, mais bien plus encore incapable de préserver leur but des attaques adverses, l’équipe de Metz jouant pourtant à 10, et demeurant bon dernier de Ligue 1, battue à 11 reprises sur leur 12 premiers matchs de championnat. La fin de match s’accompagne ainsi non sans surprise de sifflets provenant des travées du stadium.

En bref

Difficile de porter un regard objectif sur ce match, tant le rachat était attendu côté toulousain. L’occasion semblait propice face à un adversaire inférieur sur le papier. Le score montre à nouveau les lacunes offensives du Tef, l’effectif ne semblant jamais en mesure de faire la différence collectivement. Lafont s’est imposé en patron dans les buts et a permis, par ses parades décisives en fin de rencontre, de rapporter un petit point au classement. Gradel s’est beaucoup montré ce soir, mais comme avec sa sélection face au Maroc samedi dernier, il s’est montré brouillon dans les dernières passes, et n’a jamais pu servir Delort dans de bonnes conditions, ce dernier ne parvenant plus à peser sur les défenses adverses, et ne s’illustrant souvent que par des frappes lointaines sans réelle chance de faire trembler les filets. Le Tef n’a pas convaincu, et des changements sont attendus.

 

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