Souvent j’aime me poser… imaginer un monde à mon image, un monde sombre à certains endroits, des plaines lumineuses et verdoyantes où les vents frais réunis à cette chaleur prédominante rendaient l’environnement favorable à l’éclosion de la vie sur Terre…

Dans un coin à part de ma pensée s’épanouiraient les relations humaines et dans l’autre se détruiraient entre eux tous les obstacles à ma suprématie, les créateurs entre eux se tueraient, les artistes par leur éloquence s’opposeraient et les enfants par leur imagination se perdraient…

Un monde où seuls deux êtres de pensée pourraient cohabiter, un monde où l’existence humaine serait inoffensive car inexistante…

Dans ce monde créé par moi même, je connaîtrais le succès, je connaîtrais la richesse et la gloire mais ce  serait un monde où l’insatisfaction serait la racine même de mon existence, où elle serait mon essence…

Les rapports humains… Non inexistants mais juste peu importants, je vis la vie comme une projection descendante de mes défauts faisant abstraction de mes qualités les laissant à cet être qui momentanément saura faire naître en moi un besoin de reconnaissance me permettant d’exister…

Voulant me débarrasser de cette vision superficielle que je porterais sur ce dernier, je pourrai, un jour, à travers ce paysage, pénétrer au plus profond d’une vision rationnelle de la beauté du monde que je créerais dans la pupille de ses yeux, sur le bout de ses doigts, sur une mèche de ses cheveux…

Un monde où surtout nos retrouvailles seraient provoquées par le destin, seraient fatalités, où notre libre arbitre serait connu comme libre volonté de se retrouver…

Je rêve d’une montagne uniquement accessible par la force de la volonté, une montagne où seuls deux êtres de pensée pourraient cohabiter. Le seul royaume où je pourrais vivre libre et heureux, l’Olympe de ma projection émotionnelle.

 

DIJOUX Gabriel

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