Si le grand poignard en peau d’ennui a déchiqueté les draps

C’est ton glaive en peau de nuit qui sonnera mon glas

Le bourdon tinte et se reste et menace un équilibre fort

Qui dit pardon à ces gens que j’ai laissés, car longtemps oui j’ai eu tort

 

A tort, j’eus tort de sentir que l’air manquant fuse et pulse en mon sein

A mort, j’ai pensé que m’enfuir et me fuir de la vie en était le dessein

Et par le boisseau d’un ciel noir et d’une bruine qui m’invite à ployer

A l’assaut d’une horde de larmes si tranchantes qu’elles ont pu me blesser

 

Tes baisers corrosifs sont si doux et d’une acidité mièvre

Tes caresses urticantes m’enlèvent, me transforment, me donnent frisson et fièvre

Et dans la nuit j’entends crier que j’aime et que jamais je n’ai vu

Une telle chamade, dans les attrapades de tout le monde au vu au su

 

J’ai espéré trouver sur quel pied danser

Longtemps l’équilibre ne me dérangea pas

Mais l’absence m’agresse, et me blesse, je dois t’avouer

Car si je vole, alors personne mon cœur ne volera

 

Et je m’isole loin de cette bouche, je ne veux faire qu’un avec mon reflet

Je veux le bien de moi, je veux le mal de moi, et tu connais la chanson

Car j’en attends toujours plus, la vie me rend exsangue et me prive même de mes regrets

Je suis lesté je suis lassé et la pierre accrochée à mon pied m’entraîne vers le fond

 

Je te dis stop, tu recommences, je te dis oui, et tu t’absentes

Alors l’ivresse de la vie entre en moi et entre avec nous dans le lit

Mais rien ne retombe jamais. Je me sens faible et plein de honte

Je me sens seul et plein de honte. Car notre amour est imparfait

 

Anonyme

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *