Deuxième édition du choc SciencesPo Toulouse – TBS. On ne va pas retranscrire les discours, car dans l’éloquence l’oral est central, donc vous en donner une version écrite est dénué d’intérêt.  Néanmoins, il fallait marquer l’événement et on a récolté quelques « punchlines » pour en garder un souvenir. On y était, on a assisté à la deuxième victoire de SciencesPo. Merci à l’association Hotsoft de TBS pour ses photos.

 

Cette compétition a été créée l’an dernier. Le Président de l’association RDVC (les Rendez-Vous du Changement, l’association d’éloquence de la TBS), Samuel, explique que cela a été crée pour jouer sur la rivalité entre SciencesPo et TBS. A la base organisé par Cactus, Tribuns a relevé le gant quand ils sont partis de Cactus.

Après une huée côté TBS et des applaudissements côté SciencesPo à l’annonce de la victoire de SciencesPo de l’année précédente, le concours a commencé. Il y a vraiment eu de belles interventions, de belles formules des deux côtés, chaque fois saluées par des rires et des applaudissements.

Les sujets ont été choisis en comité entre les deux associations d’éloquence, par des personnes non-oratrices bien entendu. Les orateurs en ont pris connaissance jeudi soir et hier – dimanche – pour la joute.

 

Petites phrases choisies. Le mot piège était à chaque fois, après annonce du sujet, choisi par le public de l’école adverse à l’orateur. Et il devait, au milieu de son discours préparé, le caser dedans. Du moins en principe…

Sujet : Le père Noël est-il de gauche ?

Orateur TBS : Défend l’affirmative. Mot piège : « soucoupe »

Orateur : « Quel est le point commun entre le père Noël et Benoît Hamon ? Chez l’un et l’autre, les hommes n’ont pas à travailler pour recevoir une récompense, ils ont juste à être sages ».

Gabriel (SciencesPo) : Défend la négative. Mot piège : palindromes.

« Les chiffres ne sont pas tout à fait exacts, mais je simplifie pour que mes amis de SciencesPo puissent comprendre ».

 

Quand un philosophe me répond, je ne comprends plus la question.

TBS : défend l’affirmative.

« Nous sommes quand même une plèbe assez huppée ici [à TBS] ».

Mot piège : paupérisation. Il ne l’a pas casé, il dit qu’il croyait que le mot clé était “dégradation”, passons.

Camille : « L’état de nature n’atteint pas le monde du marketing ». « TBS, tu auras beau enrichir ta question de mots compliqués tels que palindromes ou acrimonie… »

Faut-il être populiste pour être populaire ?

TBS : défend l’affirmative.

« Aujourd’hui, un populiste, c’est soit un facho soit un démago ». « On va atteindre le point Godwin : on va parler d’Hitler ». « Je n’ai jamais vu autant de pauvres à TBS mais bon, ça doit être des étudiants de SciencesPo ».
Le mot a encore été oublié. A croire que le public est transparent et pourtant, les mots pièges ne sont pas bien méchants.

SciencesPo : défend la négative

« Le peuple, il faut lui parler un langage qu’il ne comprend pas, il faut le mépriser. »

« Le peuple est mort le jour où il est devenu un et invisible. Étonnant. »

Shotgun, le mot piège, est passé à la trappe.


Joute : faut-il vivre pour manger ou manger pour vivre ?

« Ce n’est pas parce que mon voisin vomit à table que je dois faire pareil » vs « Hmm, c’est vrai ».

 

Un dimanche à la campagne ou un samedi à Paris ?

SciencesPo défend un dimanche à la campagne.

« A la campagne, c’est un peu comme McDo qui disent ‘venez comme vous êtes’. »

TBS : défend la négative.

« Avant toute chose, on va remercier ma contradictrice pour sa démagogie, pour cet étalage de clichés sur Paris. »

Les grandes écoles le sont-elles vraiment ?

SciencesPo défend l’affirmative.
« Chers amis, cher jury… TBS ». « Notre grand guide spirituel, notre grand maître des élites… Emmanuel Macron ».

TBS, défend la négative.

« A n’en pas douter, nous sommes les futurs leaders du monde libre. C’est dans nos rangs que les élites se reproduisent et que les nantis se cooptent. C’est tout à fait exact, mais que cela reste entre nous ». « Poufsouffle devint la maison des SciencesPo. Serpentard celle des gens d’école de commerce : HEC, maîtres du fourchelangue ».

Le jury trancha en faveur de SciencesPo, pour le prix général et pour le prix du meilleur orateur. Jury qui avait été démarché par l’association RDVC, organiseurs donc de l’évènement avec les Tribuns. Le jury savait que la première édition avait été remporté par SciencesPo.
Samuel, Président des RDVC, déclare que « c’était une superbe édition, même si TBS n’a pas gagné. J’espère que ce concours aura lieu chaque année et qu’un jour TBS gagnera ».
Déclaration de Marion, Présidente des Tribuns : « Je suis fière de l’équipe et de tous les Tribuns ! Cette victoire prouve bien le niveau des orateurs et leur implication ».

Désolé, les mots pièges n’étaient pas assez piégeux pour faire des phrases assez drôles pour être relevées.

Les pompons des deux écoles ont fait un show pendant que le jury délibérait.
Félicitations aux équipes des deux écoles.

Par Antonin Lamy

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