Lafont très remonté contre l’arbitre ce soir, qui a offert un penalty imaginaire aux lyonnais !

Récompensé de quoi me direz-vous ? A la mi-saison, Toulouse est convalescent, et semble l’avoir bien cherché… Mais ce mercredi, face à une équipe de Lyon qui écrase bien des équipes de notre championnat depuis plusieurs semaines, le Tef n’a pas fait pâle figure, et ce malgré un résultat qui va pour sur-alimenter (à juste titre) les critiques qui pleuvent sur l’équipe toulousaine. C’est ainsi que les Pères Noël lyonnais, présents dans le parcage visiteur, ont déposé des cadeaux empoisonnés pour nos Pitchouns, pour lesquels les fêtes seront forcément moins belles. Le jeu plus fluide et plus percutant proposé par les Violets ne manquera cependant pas à nous donner de l’espoir, porté en une équipe toulousaine qui n’avait ce soir, et surtout en deuxième mi-temps, rien d’un 17ème de Ligue 1 (si ce n’est le résultat !).

Composition Toulouse : Lafont – Amian (Sanogo 87e), Diop, Jullien, Yago – Somalia (Jean 78e), Imbula, Blin (Sangaré 67e), Sylla, Gradel – Delort

Composition Lyon : Lopes – Tete, Marcelo, Morel, Marcal – Ndombele (Ferri 62e), Tousart – Aouar, Depay (Rafael 78e), Fekir – Diaz (Diakhaby 87e)

Des Toulousains timides punis par un penalty invalide …

L’entame de match reflète la dynamique des deux équipes sur cette première partie de saison. Lyon maîtrise le ballon, alors que ce dernier brûle les pieds toulousains. Si l’intensité est de mise dans les premières minutes, c’est Lyon qui approche la cage adverse, et se procure deux petites occasions, sur une frappe lointaine de Fekir (6e) puis une tête pas suffisamment appuyée de Diaz (8e). Les ballons chauds se multiplient dans le camp toulousain, mais c’est bien d’une mésentente grossière entre Diop et Jullien qui fournit la première occasion franche à Depay, qui s’en va seul défier Lafont, mais perd son duel suite à la sortie opportune du Pitchoun (16e). 2 minutes plus tard, c’est Fekir qui chauffe ses gants, d’une frappe puissante mais manquant de précision, sur un coup-franc aux abords de la surface. Toulouse est largement dominé, et la seule interrogation est alors : “Quand Lyon va-t-il ouvrir le score ?”. Et si Toulouse parvient pour la première fois à mettre à contribution Lopez, sur une frappe lointaine de Delort (20e), c’est bien Lyon qui obtient une balle de but, lorsque Diaz s’effondre dans la surface, pourtant à ce qui semblerait, sans même que Lafont ne l’ait touché (23e). Mr Letexier ne l’entend pas de cette oreille et accorde bel et bien un penalty aux lyonnais, que Fekir se charge de transformer d’un plat du pied tranquille. Lafont est furieux et pour cause, sur les 2 dernières rencontres, les penaltys concédés par le Tef sont bien sévères. Mais cette ouverture du score lyonnaise fait paradoxalement du bien aux toulousains, qui se libèrent petit à petit. Si les espaces dans la défense ne sont pas comblés, en témoigne la frappe trop croisée de Diaz (31e), les offensives toulousaines commencent à se dessiner. Somalia va ainsi contraindre Lopez à effectuer une première véritable parade au pied (37e), puis c’est Jullien qui d’une tête un peu molle va apporter le danger, ceci quelques minutes avant la mi-temps (44e). L’arbitre renvoie les joueurs aux vestiaires, et il va falloir relever la tête en deuxième mi-temps pour les Violets, s’ils ne veulent pas passer leurs vacances dans le froid de la fin du classement.

Le Tef s’enhardit sans que cela ne porte ses fruits

Attaquer face aux Indians semble d’entrée donner des ailes aux toulousains. Ceux-ci sont dès la reprise très agressifs et obligent les Lyonnais à se regrouper dans leur camp. Lyon procède par contre, et à l’heure de jeu, Diaz n’est pas loin de faire le break. Il bute cependant sur Lafont, encore une fois décisif (60e). Toulouse domine la seconde mi-temps mais ne parvient pas à se créer des occasions franches. Enfin, ceci est valable jusqu’au seuil du dernier quart d’heure. En effet, c’est Delort qui obtient une opportunité en or de remettre les 2 équipes à égalité lorsque, parfaitement servi par Jean, il place sa tête aux six-mètres sur le poteau (82e). La reprise de Gradel repoussée sur sa ligne par Morel ne fait qu’accentuer cette domination stérile. S’en suit une multitude de ballons chauds dans le camp lyonnais, avec notamment une nouvelle parade spectaculaire de Lopez sur une reprise de volée de Jean, esseulé au second poteau suite à une frappe détournée de Sylla (85e). Nécessairement, les dernières forces toulousaines mises dans la bataille laissent des espaces pour les contre-Lyonnais. Ainsi, Diaz vendange une 1ère fois une belle occasion de tuer le match (86e), puis c’est Ferri, entré en jeu auparavant, qui ne cadre pas sa frappe alors qu’excentré, il avait été servi lumineusement par Fekir (90+1e). Le Tef continue de pousser et à plusieurs reprises, Gradel et Jean s’écroulent dans la surface et y réclament des mains lyonnaises, sans que Mr Letexier ne daigne leur accorder à leur tour un penalty. Et c’est finalement un énième contre-Lyonnais qui met fin aux espoirs toulousains, le latéral Rafael venant crucifier Lafont (90+3e). Le score étant acquis à la faveur des Lyonnais, Mr Letexier finit par céder aux requêtes toulousaines lorsque Jean se voit à nouveau bousculé dans le dos par Marçal. Mais c’est trop tard pour Toulouse, puisque l’arbitre envoie les joueurs en vacances dès la transformation réussie par Gradel (90+6e).

En bref

Toulouse a été battue ce mercredi, mais n’aura pas démérité. Vaillants, ils n’ont pas été aidés par l’arbitre, celui-ci “déjà en vacances” selon Lafont. Face à une équipe du calibre de Lyon, on n’attendait pas beaucoup mieux des Toulousains qui nous ont finalement agréablement surpris. Lafont a été solide dans les buts, Imbula précis au milieu, Gradel créatif en attaque. Le seul bémol réside finalement sur la charnière centrale, même si au sein de celle-ci, Jullien nous aura laissé une meilleure impression que Diop. Ce dernier souvent dépassé et ayant commis un nombre incroyable d’approximations pour un joueur de son envergure. Les Violets auront sauvé l’honneur, mais certainement pas une première moitié de saison décevante. Peut-être la pause fera-t-elle du bien aux Toulousains, cela serait même souhaitable si l’on ne veut pas de nouveau jouer le maintien en fin de saison.

Yoann Grégoire, le 21 décembre 2017

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