Mardi 20 février s’est tenu le deuxième café-débat de l’année organisé initialement par les associations Mondus et Cactus. Cet événement a été lancé l’année dernière afin que les étudiant.e.s Erasmus arrivé.e.s ce deuxième semestre rencontrent les étudiant.e.s de l’IEP de Toulouse. C’est aussi l’occasion d’échanger sur leur pays respectif et de faire connaissance pour faciliter leur intégration. Chacun à leur tour, les trois étudiant.e.s volontaires se sont présenté.e.s devant une quinzaine de personnes réuni.e.s pour l’occasion.

Norway Today

C’est Martinus Førde qui a lancé ce café-débat. Très à l’aise, il a donné à une audience attentive des informations générales sur son pays. De la superficie à sa politique étrangère, il est aussi revenu sur les secteurs économiques importants et le système politique actuel. « We have a king but we have not beheaded him…yet ! » Avec fierté, il nous a décrit la fête nationale de Norvège, the Constitution day (le 26 mai). Ses costumes traditionnels, onéreux mais chers aussi à ceux qui les portent, cette grande marche à laquelle tout le pays participe et défile dans la rue….  Il n’a pas oublié finalement de rappeler que la Norvège était le pays leader des JO d’hiver de Pyeongchang face à quelques sourires crispés. Point sensible oblige, la France terminant 9ème.

Martinus et Emese
Credits: POV

Turkish times in Hungary

Ce fut ensuite le tour d’Emese Bauer qui a présenté la Hongrie. Son récit a commencé avec le siège de la petite ville de Koszeg. Celle-ci avait repoussé l’envahisseur turc. La raison ? Selon Emese, c’était parce qu’il n’y avait que des soldats hongrois dans cette ville. Eux étaient déterminés à défendre leur nation contrairement aux autres villes tombées aux mains de l’ennemi car défendues par des mercenaires. Cette anecdote historique a permis à Emese d’expliquer la relation ambivalente qu’elle entretient avec son pays, la qualifiant de « love-hate relationship ». En effet, comment ne pas passer à côté de Viktor Orban, de la politique anti-Bruxelles menée actuellement, des difficultés que la presse rencontre pour faire son travail ? Néanmoins, Emese a également tenu à raconter les paysages fantastiques, le lac Balaton – plus grand lac d’eau douce d’Europe -, l’énorme festival de musique organisé tous les étés à Budapest… Consciente de l’idée qu’on pouvait se faire de son pays, la jeune hongroise a profité de ce café-débat pour en donner une autre image. Une image dont on entend pas ou peu parler mais qui existe pourtant bel et bien.

Emese et Anna
Crédits: POV

Latvian people

Enfin Anna Beatrise Brīvlauka a terminé ce café-débat en parlant de la Lituanie et de ses différentes traditions. Elle a expliqué son folklore, ses costumes traditionnels, ses danses et les chants. Face à des regards incrédules, Anna a continué en affirmant que tout le monde dans son pays avait son coin à champignons ! Anna a ensuite développé sur les difficultés géopolitiques auxquelles ce petit pays est confronté face à son voisin russe. Elle a fini cette rencontre en regrettant que les Lituanien.ne.s soient aussi peu impliqué.e.s en politique. Les étudiant.e.s ont ri alors qu’elle racontait le choc que cela avait été quand elle a vu avec quelle facilité les Français.e.s, eux/elles, pouvaient faire grève.

 

Échanges et diversité

C’est dans une ambiance légère et chaleureuse que la soirée s’est conclue autour d’un petit buffet. Chaque présentation était différente. Les échanges qui ont suivi ont permis de mettre en valeur les différentes spécialités de chaque pays (Emese a ainsi parlé d’un « alcohol made of fruits » qui a attiré l’attention de certain.e.s). Des points communs ont aussi pu être trouvés. Martinus a ainsi trouvé que la Lituanie ressemblait à s’y méprendre à la Norvège sauf en ce qui concernait le prix de la vie, beaucoup plus cher chez lui. Malgré l’appartenance au même continent, ce café-débat permet de se rendre compte de la richesse de l’Europe en cultures et en modes de vie.

par Aurélie L.

Retrouvez le compte-rendu du premier café-débat ici.

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