Venus fit son apparition, le soleil entamait sa progression en touchant l’horizon. Le vent devenait de plus en plus froid. Le visage crispé et le souffle calme, je pris mon colt et le regardai droit dans l’œil. Comment un si simple objet pourrait-il m’enlever la vie ?

Les cloches de l’église du quartier venaient de sonner, il devait être 19h. J’entendais ma mère parler, mon frère lui répondre et le monde hurler. Tant de souffrances dans mes intentions, je sentais que l’effroi atteignait ma raison. Il faisait si beau, elle fut si belle. J’avais tellement de défauts que cela ne pouvait être naturel. Tandis que l’obscurité emplissait les rues étroites et nauséabondes, une seconde étoile se mit à briller et le soleil sur la lune se voyait miroité. Je l’avais aimé, je contemplais le ciel noirâtre tentant de retrouver celle que l’on m’avait enlevé. Je levais mon arme le ciel vers puis la posa près de ma tempe.

Elle s’envola soudainement durant une douce journée estivale. La tranquillité d’une plage paradisiaque fut perturbée par  l’affolement d’une foule immature, s’agitant et courant de tous les côtés ne sachant que faire pour sauver cette jeune femme qui tentait vainement de remonter à la surface d’une eau peu profonde. Plus son corps s’enfonçait dans cet abîme plus son âme s’élevait dans l’azur pour y prospérer éternellement.

Une simple pression et je la rejoignais enfin. Je versais une larme, je passais ma dernière journée dans ce monde si beau qui m’avait prit ma raison de vivre, mon unique projet de vie.

 

DIJOUX Gabriel

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