Lundi matin, 8h30, réveil qui sonne, deux dissertations à faire, un rendez-vous médical obligatoire et une semaine de l’horreur à finaliser. Lundi, midi, rendez-vous fait, pas le choix, deux dissertations à faire et une semaine de l’horreur à finaliser. Damn it.

 

Il semble alors si loin ce dimanche soir, cette soirée où le champ des possibles était si grand que la semaine nous paraissait encore infinie et les temps de travail presque trop large pour ce qu’il y avait à faire. Alors que s’est-il passé dans ce court laps de temps ? Doit-on se fier aux études qui montrent que certaines personnes sont plutôt du matin quand d’autres seraient plus efficaces le soir ? Doit-on alors blâmer cette dernière catégorie, motivée quand il semble que la journée est terminée, procrastinant chaque jour de la semaine et réussissant rarement à se lever le matin ?

 

Alors oui, le rythme de sommeil est important, des cycles de 1h30 environ avec plusieurs phases de sommeil : le sommeil circadien, le sommeil ultradien et le plus connu, le sommeil paradoxal ; phase des rêves et des révélations les plus subtiles de l’inconscient. Selon les dernières études, il faudrait à l’adulte environ 8h de sommeil pour être en forme, résultat non atteint pour le français moyen qui accumule une dette de sommeil et dort chaque nuit environ 7 heures. Or, de nombreuses études montrent que le rythme du sommeil influe sur notre longévité, les asiatiques dormant moins mais plus efficacement –coucher tôt, lever tôt et sieste dans l’après-midi- tendent à vivre plus longtemps que celui qui se couche après minuit et se réveille tard. Ce dernier par ailleurs enregistre une baisse de la qualité de son système immunitaire. Triste constatation pour l’étudiant moyen, qui, sortant d’une intégration riche en soirées, se décide à reprendre un rythme équilibré, à se lever tôt et à manger un bon petit-déjeuner le matin. Sauf que l’étudiant moyen est tout à fait au courant que son réveil sonnant, son doigt sera automatiquement attiré par la fonction snooze. Triste fatalité.

 

Alors comment vraiment et sérieusement changer de rythme ? Un article ne modifiera jamais une vision des soirées mais des alternatives peuvent y participer. Que penser après des semaines d’alcoolisation aiguë de l’organisme de 21h à 5h du mat’, du before à l’after, en passant par l’open bar du Must ? Quel autre type de soirée peuvent attirer l’attention de l’étudiant un dimanche soir, quand les bars restent ouverts connaissant très bien l’aversion des jeunes de 18-25, attirés irrémédiablement par l’odeur du malt ou du houblon fermenté ?

 

Alors, maintenant que les cours ont sérieusement repris, que la fatigue s’étire tout au long des journées et que les vacances pointent le bout de leur nez, il faut changer de rythme. Et quid le dimanche soir, après un week-end de travail, de l’option plaid confortable au coin de la bougie qui nous rappellera les feux de cheminée des maisons de vacances de nos grands-parents ? Et pour pimenter un peu la soirée, une bonne bouteille de vin blanc, pour ne pas oublier le statut d’étudiant. A celle-ci, on ajoutera une glace à la vanille rappelant les goûters d’anniversaire qui nous coûtent nos dernières économies. Enfin, admirant les gouttes de pluie, et la nuit qui tombe de plus en plus tôt, couvert de chaud, et entouré de vin et de glace, c’est Bridget, un classique Pirates des Caraïbes ou Harry Potter qui nous rassérénera. Alors, que penser maintenant des soirées alcoolisées induisant une difficile journée absolument non productive le lendemain, lorsque la froideur de l’hiver atteint nos doigts gelés et que le chaud nous tend les bras ?

 

Camille Banuls

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