Toulousains et Stéphanois n’ont cessé de faire valoir leur engagement physique dans cette rencontre

Les Toulousains se montraient sereins en entrant sur la pelouse du Stadium ce dimanche. 3 victoires consécutives toutes compétitions confondues pour le Tef, contre des Stéphanois ressortis vainqueurs à une seule reprise sur leurs 4 dernières rencontres disputées. C’est le vent d’autan qui soufflait alors dans le dos des toulousains. C’est peut-être lui aussi, qui a emporté ailleurs les encouragements des supporters toulousains durant cette rencontre, Dupraz, en bord de pelouse, déplorant la faible intensité de ceux-ci. Quoiqu’il en soit, les objectifs toulousains étaient clairs avant cette opposition : poursuivre une belle série en enchaînant avec une nouvelle victoire dans un Stadium qui, comme trop souvent, sonnait un peu creux.

Un défi physique mais sans technique

Dans ce début de match, Toulouse fait le jeu. Les passes s’enchaînent, mais rarement aux abords de la surface de Ruffier. Au contraire, les Stéphanois laissent venir et procèdent par contre. Ainsi, c’est Hamouma, positionné sur le flanc droit de l’attaque des Verts, qui allume la première mèche. Lancé par Hernani, il dribble Lafont avant de se retrouver trop excentré pour pouvoir redresser suffisamment sa frappe et marquer dans le but vide. Cette mise en garde, qui survient après une dizaine de minutes, ne modifie pas les plans toulousains ; le TFC continue de mettre le pied sur le ballon. Le match est rugueux et les contacts sont violents. Moubandje retombe mal après un choc aérien et est contraint de sortir à la demie-heure. Jean, quelques minutes plus tard, prend un coup au visage de la part de l’ancien latéral toulousain, Cheick M’Bengue, qui ne reçoit qu’un carton jaune. C’est en fin de première mi-temps que les Toulousains se procurent leurs premières occasions franches : sur coup de pied arrêté, à défaut de réussir à faire le jeu techniquement. C’est un missile de Jean à l’entrée de la surface, suite à un coup-franc de Delort repoussé par la défense stéphanoise, puis détourné d’une belle claquette par Ruffier, qui fait pour la première fois frémir le Stadium. S’ensuit juste avant la mi-temps une tête piquée de Jullien, monté au avant-poste sur un corner, repoussée in-extremis par Bamba sur sa ligne, alors que son portier était cette fois-ci battu. A la mi-temps, on est conscient que le jeu déployé par les toulousains est loin d’être excitant, mais les quelques occasions lors des dernières minutes permettent aux 15000 supporters présents de croire en une deuxième mi-temps plus enivrante.

Le TFC… ne s’est pas réveillé

La seconde mi-temps repart sur les mêmes bases que la première. De nombreux duels, peu de gestes talentueux, on se dirige tout droit vers un 0-0 digne d’un dimanche après-midi. Les 2 équipes font jeu égal et le Tef n’inquiète guère Ruffier par ses frappes lointaines qui se multiplient avec à l’initiative Delort et de Jean. La rencontre est hachée,  M. Brisard sort les cartons jaunes mais aucune des deux formations n’approche franchement le but adverse. Il faut finalement attendre les dix dernières minutes pour voir quelques situations intéressantes. La première à l’actif des stéphanois, lorsque Hamouma sollicite pour la première fois Lafont sur une frappe à raz-de-terre. Le match se débride alors puisque, suite à cette action, Sanogo s’écroule dans la surface stéphanoise sans que l’arbitre ne donne de penalty aux Toulousains, à juste titre. Puis c’est au tour de Monnet-Paquet de mettre le feu dans la surface occitane. Il se retrouve seul face à Lafont, bien décalé par Bamba mais sa tentative est une nouvelle fois repoussée par le jeune gardien, infranchissable depuis 3 rencontres de championnat. Finalement, c’est le TFC qui obtient la balle de match lorsque sur un ballon remis dans la surface de Ruffier, Delort et Diop, isolés au second poteau se gênent et voient la frappe de ce dernier facilement capté.

En bref

Toulouse a été faible techniquement sur une pelouse pourtant en bon état. Dans l’engagement, la présence des hommes de Pascal Dupraz n’a pas suffit a combler ce déficit et ainsi à faire trembler les filets stéphanois. Défensivement, la prestation est une fois de plus solide. Porté par un excellent Alban Lafont, le Tef n’a que rarement été pris à défaut dans ce secteur. Légèrement dominateur, les Toulousains ont montré leurs limites sur cette rencontre, dans laquelle nombre de supporters attendaient un festival offensif comme à Clermont, ce mercredi en Coupe de la Ligue. Ainsi, dans ce match maussade, la combativité exemplaire illustrée par Blin, n’a cette fois-ci pas pu cacher un manque cruel de créativité dans une équipe qui semble pourtant être en capacité d’en proposer.

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